Le groupe IDI utilise les investissements en autres actifs financiers (principalement dans les Hedge funds) comme une alternative aux placements de trésorerie.
L'objectif d'allocation du groupe IDI en la matière est le suivant : investir environ 20 % de son actif en produits financiers quasi-liquides ayant un meilleur rapport que le marché monétaire ou obligataire et dé-corrélés, autant que possible, des marchés financiers, le groupe IDI étant lui-même corrélé par son activité « private equity ». Le but est donc d'obtenir une performance absolue positive, quelle que soit l'évolution des marchés financiers.
Les Hedge funds ont pour base de fonctionnement la couverture et la recherche des inefficiences de marchés. Sous le vocable de hedge funds sont regroupées de nombreuses stratégies différentes :
actions (long short dans l'Union Européenne, aux USA et dans les pays émergents), arbitrage (marchés liquides), macro global, produits obligataires (distressed debt), matières primaires (CTA - commodities trading advisory) et quantitatives (modèles par ordinateurs).
Le groupe IDI exclut a priori les fonds de fonds (trop chers en frais de gestion, temps de réaction trop lents) et les fonds à faible volatilité et à faible rentabilité moyenne car la diversification des fonds du portefeuille de l'IDI est censé réduire le risque unitaire. En effet, IDI sélectionne de nombreux gestionnaires, suivant des stratégies différentes et travaillant dans des zones géographiques variées.
Au 31 décembre 2007, la liquidité des fonds IDI était contractuellement la suivante : environ 30% à moins de 3 mois, un peu plus de 40 % entre 3 et 6 mois, environ 15 % entre 6 mois et 1 an et 15 autre % à plus de 1 an. De nombreux gérants ont une clause de « fermeture » temporaire du fonds, susceptible de jouer en cas de difficultés. Mais, en 10 ans, le groupe IDI n'a connu que très peu de cas de ce type (un dans le passé, un début 2008)
Le groupe IDI est intervenu dans plus de 160 hedge funds et était investi, fin 2007, dans environ 90 hedge funds, montrant ainsi son souci de diversification.
Les performances sont convaincantes sur la durée puisque, depuis 2002, elles dépassent 12,9 % de rendement annuel, avec un rendement de 15 % environ en 2007. Les grands thèmes de 2007 ont été les pays émergents (comme en 2006), les « commodities » (matières premières) et les long short globaux qui ont performé sensiblement mieux que la moyenne du portefeuille.
Force est aujourd'hui de constater que la gestion alternative est devenu un type de gestion de plus en plus important, représentant environ 6 % des fonds gérés dans le monde et plus de 8 000 fonds (à comparer à 50 000 sociétés cotées, 80 000 sicav ou autres).
S'il est probable que leur rentabilité baisse dans les années à venir sous l'effet de leur multiplication (plus les hegde funds sont nombreux, plus il est difficile de trouver des inefficiences de marché) et de la diminution des effets levier liée à la crise des subprimes, un portefeuille de hedge funds bien diversifié apparaît comme un instrument durablement efficace de gestion.
Le groupe IDI investit plus marginalement dans des fonds longs et les actions cotées (hors les entreprises cotées relevant, par la démarche d'investissement retenue (participation à la vie de l'entreprise, etc.), du private equity France). Ces actifs représentent environ un tiers de l'allocation hedge funds.
Aux alentours de la moitié de cette catégorie est investie dans les pays émergents. Sa liquidité est très grande, 85 % de ces actifs ayant une liquidité inférieure à un mois. Globalement, compte tenu de l'état des marchés ces dernières années, sa rentabilité a été de 18,8 % depuis 2002 (+16,5 % en 2007).